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Le Canada

À la fin de l'époque glaciaire, à la suite d'une série de mouvements migratoires, des populations mongoles venues d'Asie ont pénétré en Amérique du Nord, probablement en traversant le détroit de Béring, et se sont disséminées sur le continent nord-américain et jusqu'en Amérique du Sud. Le principal groupe d'Amérindiens était celui des Algonquins, constitué de tribus de chasseurs nomades, telles que les Crees et les Naskapis dans la région subarctique orientale, les Abnakis (ou Abénakis) et les Micmacs dans les régions boisées de la côte orientale. Par la suite, les Algonquins se dirigeaient vers l'ouest, où les Outaouais, les Ojibwés, les Pieds-Noirs, les Crees de la Plaine et d'autres tribus parcouraient les prairies à la recherche de bisons. Les tribus de langue iroquoise - les Hurons et les Iroquois - s'établissaient comme cultivateurs dans la vallée du Saint-Laurent et autour des lacs Ontario et Érié ; elles possédaient une organisation tribale hautement développée.
Les premiers Européens à atteindre l'Amérique du Nord sont probablement les colons islandais du Groenland. Selon les sagas islandaises, Leif Eriksson débarque dans le Vinland - quelque part le long de la côte Atlantique nord - vers 1000 apr. J.-C. Des découvertes archéologiques tendent à prouver que ces peuples nordiques auraient alors établi des comptoirs à Terre-Neuve et dans le Labrador. Cependant, aucun élément matériel ne permet de corroborer la thèse selon laquelle ils auraient pénétré profondément à l'intérieur des terres.
Une deuxième vague d'explorations européennes, entre 1480 et 1540, établit fermement l'existence d'un Nouveau Monde dans les esprits européens. La plupart des explorateurs, avec l'appui de leur gouvernement, cherchent un passage maritime au nord-ouest afin d'accéder aux richesses de l'Asie ; aussi considèrent-ils le continent canadien comme une découverte potentiellement utile, mais aussi comme un obstacle.
Entre 1534 et 1542, le Français Jacques Cartier découvre le golfe du Saint-Laurent, accoste sur la péninsule de la Gaspésie, puis remonte le fleuve et prend possession du territoire, au nom de François Ier. Il ne parvient cependant pas à trouver le passage du Nord-Ouest, en direction de l'Asie. Jacques Cartier explore de nouveau la région jusqu'à Terre-Neuve et Hochelagas, le site de la future Montréal. La région, très poissonneuse, devient une source de richesse pour les flottes de pêche anglaises, françaises, espagnoles et portugaises, qui exploitent régulièrement le Grand Banc, au large de Terre-Neuve.
L'intérêt des Anglais et des Français pour le Canada se ravive à la fin du XVIe siècle, essentiellement pour des raisons commerciales. Les explorateurs anglais sir Martin Frobisher dans les années 1570, et Henry Hudson en 1610 et 1611, continuent à chercher, en vain, un passage vers l'Asie. De plus, les intérêts des pêcheurs anglais, dans les années 1630, ont paralysé pratiquement les tentatives de colonisation de Terre-Neuve.
Les Français ont plus de succès. En effet, le gouvernement, attiré par les nombreuses richesses naturelles que recèle le territoire, et motivé par la perspective de la construction d'un empire au sein du Nouveau Monde, décide d'agir par le biais de monopoles commerciaux qui, en contrepartie du contrôle du commerce des fourrures, encouragent la colonisation.
Un monopole octroyé à Pierre de Gua, sieur de Monts, en 1603, établit des comptoirs commerciaux en Acadie (correspondant aujourd'hui au Nouveau-Brunswick et à la Nouvelle-Écosse) et sur le Saint-Laurent. En 1608, Samuel de Champlain, un explorateur engagé par de Monts, fonde la ville de Québec ; il devient le principal organisateur de la colonisation française.
Champlain parvient à convaincre Richelieu, ministre de Louis XIII, de l'importance de l'Amérique du Nord pour l'établissement de la puissance française dans le monde et pour son développement économique. Ainsi, en 1627, Richelieu met sur pied la Compagnie de la Nouvelle-France ou des Cent-Associés, qui possède le monopole du commerce et dont l'objectif est de fonder un centre puissant de civilisation française au sein du Nouveau Monde.
Pendant deux siècles et demi, des facteurs géographiques cantonnent les colons européens à des régions assez limitées de l'actuel Canada, si bien que les relations entre les colons et les Amérindiens sont placées sous le signe du commerce (principalement celui des fourrures) plutôt que de la conquête. Cependant, de nombreuses tribus indiennes sont détruites au contact des colons. En effet, ces tribus subissent des épidémies (notamment de variole) et sont victimes de l'alcool, que les négociants en fourrures utilisent à la fois comme article de commerce et comme moyen de s'assurer leur soumission.

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Le Canada est subdivisé en dix provinces (Alberta, Colombie-Britannique, Manitoba, Nouveau-Brunswick, Terre-Neuve, Nouvelle-Écosse, Ontario, île du Prince-Édouard, Québec et Saskatchewan) et en trois territoires (Territoires du Nord-Ouest, Yukon et Nunavut). Ce troisième territoire, dont le nom esquimau signifie « notre terre », a été créé en avril 1999. Situé dans le Grand Nord canadien, il reconnaît l'autonomie territoriale des Inuits.
En 2001, le Canada comptait 31,6 millions d'habitants. La majeure partie de la population occupe une bande de territoire relativement étroite le long de la frontière avec les États-Unis, les provinces du Québec et de l'Ontario, la Prairie, les Provinces atlantiques et l'intérieur de la Colombie-Britannique. Environ 60 p. 100 des habitants sont concentrés sur à peine 3 p. 100 du territoire. Partout ailleurs, que ce soit dans le Yukon ou dans les Territoires du Nord-Ouest ou le Nunavut, l'habitat est très clairsemé : la densité était de 3 habitants au km2 en 2001. En 1999, environ 77 p. 100 des Canadiens vivaient dans les villes.
Les principales villes du Canada sont Toronto (Ontario, 640 000 habitants), ville portuaire et manufacturière ; Montréal (Québec, 1 015 000 habitants), port et important centre commercial ; Vancouver (Colombie-Britannique, 1 500 000 habitants), centre ferroviaire, port marchand et ville industrielle ; Ottawa (Ontario, 357 457 habitants), capitale fédérale du Canada et centre institutionnel

En raison de son étendue et de sa localisation, le pays offre un climat varié. Une partie du Canada continental et la majorité de l'archipel Arctique se situent dans la zone polaire ; le reste du pays se trouve dans le nord de la zone tempérée. Aussi, les conditions climatiques générales varient-elles du froid extrême, caractéristique des régions arctiques, jusqu'aux températures modérées des régions plus méridionales. Mais la majeure partie du pays subit un enneigement supérieur à cinq mois.
Le climat québécois lui est trés sec. Il se caractérise par de trés impressionnantes variations du mercure durant l'année. L'hiver dure en moyenne 5 mois avec une accumulation de 2,5 mètres de neige et le mercure erre entre -0°C et -15°C. Le printemps est doux (10°C) et fait place à un été chaud et sec (moyenne de 21°C, moyenne estivale équivalente à celle de la ville de Nice en France ...). Ensuite, l'été laisse place à l'automne et sa symphonie de couleurs chantée par le rouge rubis de l'érable, le jaune ensoleillé du boulot, le vert émeraude du cèdre...tout en ayant des températures douces et agréables...

 

 

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